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Notre peur de n être

Création le 21 juillet 2014 • Festival d’Avignon (Gymnase du Lycée Aubanel)

Lorsque les personnages émergent de l’obscurité, l’impression de virtuel est encore renforcée par les couleurs tranchées, le sol en damier noir et blanc, les portes à la Magritte, ouvrant sur on ne sait quelle réalité invisible. La pièce qui s’intitule « Notre peur de n’être », jeu de mot transparent avec « la peur de naître », est extrêmement maitrisée, avec l’intervention de la vidéo « live » ou enregistrée, et distille une angoisse glaçante. AFP – 23 juillet 2014

 

Durant un peu plus d’une heure, le spectateur est lui aussi retranché du monde, emporté dans un univers parallèle et pourtant si proche, comme en apesanteur. Tout vibre à travers la poésie des mots, des corps, du son, des images, de l’espace. A l’instar de ce moment magique où la mère du jeune reclus se met à chanter d’une voix douce et nue le formidable « Ragazzo della via Gluck » d’Adriano Celentano. Le Soir – Jean-Marie Wynants – 22 juillet 2014

 

Depuis « Le chagrin des Ogres », Fabrice Murgia nous avait habitué à une virtuosité formelle pour décrire les désarrois de jeunes pris au piège de réseaux sociaux. Dans « Notre peur de n’être », il élargit le propos et tape « juste » : un vrai triomphe pour la première du 21 juillet à Avignon. RTBF Chronique scène – Christian Jade – 22 juillet 2014

 

 

Pour Notre peur de n’être, Fabrice Murgia entre en création avec des questions qui ont à voir avec les malaises, les crises et les aliénations. À partir des travaux de Michel Serres sur le passage de la civilisation de l’écrit à celle des nouvelles technologies, Fabrice Murgia prend appui sur les Hikikomori qui, au Japon, se coupent volontairement de leur environnement et lisent le monde au travers de leurs seuls écrans pour vraisemblablement ne pas devenir fous.

Notre peur de n’être parlera de ce peut-être merveilleux quotidien, bien souvent surréaliste.

Le thème de cette nouvelle création va au-delà d’une conceptualisation numérique du futur. Le spectacle parlera de la notion d’espoir liée à la jeunesse, qui a foncièrement besoin d’espérer et de traduire cette croyance en beauté, de la force qu’ont certaines générations de prendre un tournant, de la fougue avec laquelle éclôt un mouvement de contre-culture.

Fabrice Murgia

Texte et mise en scène. Fabrice Murgia / Cie Artara | Recherches dramaturgiques. Vincent Hennebicq | Conseiller artistique. Jacques Delcuvellerie | En collaboration avec. Michel Serres, autour de son essai Petite Poucette – Editions Le Pommier | Assistant. Vladimir Steyaert | Stagiaire. Emma Depoid | Musique. Maxime Glaude | Création vidéo. Jean-François Ravagnan et Giacinto Caponio | Création lumière. Marc Lhommel | Scénographe. Vincent Lemaire | Toile de fond. David Carlier, Benjamin Cuvelier et Alain Descamps | Régie générale. Marc Defrise | Régie son. Sébastien Courtoy | Régie vidéo. Giacinto Caponio | Régie lumière. Emily Brassier | Régie plateau. Hugues Girard | Interprétation. Clara Bonnet, Nicolas Buysse, Anthony Foladore, Cécile Maidon, Magali Pinglaut, Ariane Rousseau | Construction décor. Atelier de La Comédie de Saint-Etienne.

Production. Cie Artara et Théâtre National-Bruxelles | Co-production. L’Aire Libre / St Jacques de la Lande ; La Comédie de Caen ; La Comédie de Saint-Etienne ; La Comédie de Valence ; Le Groupov ; La Maison de la Culture de Tournai/NEXT Festival ; Le manège.mons et la Fondation Mons 2015 – Capitale européenne de la Culture ; Le Théâtre de Grasse ; Le Théâtre de Liège ; Le Théâtre de Namur ; Le Théâtre des Bergeries / Noisy le Sec ; Le Théâtre Dijon-Bourgogne ; Le Carré Sainte-Maxime | Avec le soutien de. La Fédération Wallonie-Bruxelles ; Wallonie-Bruxelles International ; Le Centre Wallonie Bruxelles / Paris ; DIESE # Rhône Alpes ; Eubelius ; Riva Audio (www.rivaaudio.be) ; Sabam for culture ; Franco Dragone Entertainment Group.

Photo : © Jeff Wall – After ‘Invisible Man’ by Ralph Ellison, the Prologue 1999-2001 transparency in lightbox – 174.0 x 250.5 cm – Courtesy of the artist